Étiquette : Cerise de terre

Mon histoire d’amour avec la cerise de terre

Dernièrement, j’ai retrouvé cet article, écrit il y a plusieurs années de cela.  Et puisque nous sommes en plein dans la saison des cerises de terre et que cela m’a fait sourire de le relire, le voici.

 

La cerise sur le « sundae »

Après de longues années à rêver d’avoir mon jardin à la campagne, à l’imaginer, le planifier, à lire des livres et des revues sur le sujet, j’ai finalement pu expérimenter sur un petit lopin de terre.  Le bonheur.

De tout ce qui pousse dans mon jardin, la cerise de terre est mon incontournable.  Je vous raconte.  La première fois que j’ai goûté à ce petit fruit fraîchement récolté du jardin, j’ai eu un genre de coup de foudre, du style : « je t’aime, je voudrais que tu viennes habiter chez nous ! ».  Quand j’ai su qu’elle était d’accord puisqu’elle se plaisait bien dans notre climat, ce fût la joie.  J’ai acheté des semences et les ai semées à l’intérieur de ma maison.  Ce fût assez long avant qu’elles ne germent et qu’elles se montrent le bout du nez et aussi que les plants grandissent.

Mon impatience et ma gourmandise m’ont aussi fait acheter en début juin plusieurs plants que j’ai transplantés au jardin.  Ne sachant pas trop comment chaque plant allait produire, je suis retournée en chercher d’autres afin d’être sûr de pouvoir en jouir suffisamment.  Après plusieurs mois d’attente, et quelques essais de cerises de terre pas encore assez mûres (verdâtres), il y eut de nouveau une rencontre entre cette âme-sœur, d’un beau jaune doré, et mes papilles.  Subtiles, sucrées, les cerises de terre me font tripper !  En plus, on doit les déballer, comme un cadeau…  En effet, elles sont blotties au fond d’une petite enveloppe, avec texture de papier.  C’est mignon. C’est telle quelle, crue, sans rien d’autre que j’aime les manger.

Le merveilleux aussi, c’est que les plants refont des fleurs et des petits fruits sur une longue période, soit durant les mois d’août et septembre.  J’adore aller au jardin et regarder pour trouver de nouvelles cerises de terre prêtes à être dégustées.  Je fouille entre les tiges et les feuilles vers le sol, puisque comme leurs noms l’indiquent, c’est sur la terre que l’on trouve les plus mûres, bien jaunes.  Le comble du bonheur dans tout cela, c’est que les physalis (l’autre nom pour les cerises de terre) se sont définitivement installées chez nous. Cette année, après de long mois à guetter leur retour, et même en ayant fait un petit deuil puisqu’à la fin mai je ne voyais toujours rien, elles sont réapparues !  Et un peu partout à part de cela.  Compréhensible puisque j’avais en effet déplacé la terre en réorientant mes buttes.  Il y avait dans mon jardin des dizaines de petits plants.  Je les reconnais si facilement avec leurs petites feuilles spéciales qui ressemblent un peu à celles des poinsettias.  Et même s’ils avaient poussés entre mes plants de céleris ou à côté de mes tomates ou même dans l’allée du jardin, je les ai tous gardés!  Précieux comme de l’or, j’en savoure encore les délices.  Je suis du genre « nature sauvage »  alors tout ce qui repousse tout seul me fascine.  Et en matière de naturalisation, la cerise de terre est championne.  De plus, chaque petite boule jaune contient une grande quantité de graines qui demeureraient viables dans le sol (selon ce que j’ai lu) pour près de dix ans… Alors voilà, les cerises de terre et moi, c’est pour la vie !  

Julie

Juliebriere.com

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