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Comment je cultive le gingembre au Québec

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Bonjour !

En septembre dernier, j’ai publié sur ma page Facebook les photos d’une partie de ma récolte de gingembre (avec au milieu les rhizomes de départ…).  Ce sont des bébés gingembres (à la peau mince) qui sont délicieux et non fibreux.

Plusieurs personnes m’ont alors posé des questions. J’ai répondu par le résumé que voici : « En mars, j’achète de beaux rhizomes de gingembre biologiques dans un magasin d’aliments naturels. Je les fais sécher un peu, puis je remplis un pot (grosseur moyenne) de terreau, je place les morceaux de gingembre au complet sur le dessus et les recouvre légèrement de terre. Au début, j’arrose seulement lorsque c’est sec. En juin, quand le risque de gel est passé, je les transplante au jardin. Voilà ! En février prochain, je vais écrire un article sur le sujet avec plus de détails. »

Me revoici donc ! J’ai cependant décidé d’écrire cet article en temps réel, c’est-à-dire que je vais ajouter du contenu et des photos au fur et à mesure des semaines. Je vais également le partager sur ma page Facebook.

Aujourd’hui (5 mars), j’ai donc acheté 4 beaux gros rhizomes (bien fermes) de gingembre frais et biologiques au magasin d’aliments naturels.

Ils étaient exempts de moisissures et certains commençaient déjà à germer.

J’ai cassé avec mes mains les 2 rhizomes qui avaient des embranchements vers le haut afin que ceux-ci soient plus plats lorsqu’il sera temps de les déposer sur le terreau. J’aime garder les rhizomes entiers le plus possible. J’ai maintenant 7 morceaux.

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Puis, je les place sur une assiette à la température de la pièce loin des sources de lumière directe, sur mon comptoir de cuisine. Je vais les laisser sécher et les retourner à quelques reprises avant de les mettre en terre.

17 mars 2018

Voilà, c’est aujourd’hui que mes rhizomes de gingembre retournent à la terre.

J’utilise des pots d’environ 15 cm de diamètre (6 po) et de 11 à 14 cm de hauteur. J’aime les placer sur un cabaret (plateau) qui permet à la fois de récolter le surplus d’eau et de rendre plus facile et rapide le transport lorsque je déplace le tout d’un endroit à l’autre. Je vais garder les mêmes pots jusqu’au moment de la transplantation au jardin en juin.

Cette année je vais utiliser le terreau contenant pour POTAGER URBAIN approuvé pour la culture biologique de Fafard® pour 2 de mes 6 pots. Je le préfère à l’autre que j’utilisais l’an passé (terreau pour semis et pousses AGROMIX® de Fafard® approuvé pour la culture biologique) car il n’a pas de perlite (elle ne se retrouve donc pas dans mon jardin lors de la transplantation des plants). Mais puisqu’il me reste un sac, je vais l’utiliser pour les 4 autres pots.

Je verse le terreau dans un bac (j’ai un bac de vaisselle dédié à cela) puis j’ajoute de l’eau et je brasse à l’aide de ma grosse cuillère pour humecter la terre sans plus. Puis, je remplis le pot de terreau en laissant un bon espace sur le dessus. Je place un gros rhizome et je l’enfonce légèrement.

 

 

 

Je recouvre à peine de terreau humidifié. Simplement pour couvrir le rhizome, sans plus. Je fais de même pour les 4 autres gros rhizomes. Pour les 2 plus petits morceaux de rhizomes, j’en place 2 par pot, en laissant un espace entre ceux-ci.

 

 

Les rhizomes ont besoin de chaleur. Les 2 dernières années, j’ai laissé les pots près du poêle à bois et cela a bien fonctionné.

J’arrose uniquement lorsque le terreau commence à être sec sur le dessus.

Avant de voir les premières pousses, cela prend plusieurs semaines. C’est à ce moment-là que je transfère les pots près de ma grande fenêtre bien éclairée et ensoleillée.

À suivre…

Bon printemps !

Julie

27 mars 2018

Après avoir arrosé pour la première fois ce matin, j’ajoute une précision sur l’arrosage du terreau dans laquelle sont les rhizomes de gingembre.  Tant que je ne vois pas de petites pousses sortir de terre, j’arrose seulement lorsque le dessus commence à sécher.  J’utilise pour ce faire un vaporisateur (push push) dans lequel j’ajoute de l’eau tiède.  Ce vaporisateur a été acheté neuf (bouteille vide) et sert pour tous mes semis, il est très pratique.  Il est important de garder une bonne chaleur dans la pièce pour favoriser une bonne germination.

Julie

 

27 avril 2018

Bonjour !

Voici un petit aperçu de mes plus grandes pousses.  Dès qu’elles sont sorties, j’ai placé les pots sur le bord de ma fenêtre afin qu’elles aient du soleil.  Les poussent se pointent le bout du nez 4 à 6 semaines environ après la mise en terre des rhizomes de gingembre.  Je prends soin de garder le terreau humide et d’offrir le plus de soleil et de chaleur possible pour une bonne croissance.

À suivre…

6 mai 2018

Première sortie à l’extérieur aujourd’hui. Avant la transplantation au jardin, je débute toujours par l’acclimatation aux éléments (vents, soleil, etc.) des plants de gingembre. Je les sors uniquement lorsqu’il fait 18°C au minimum (à l’ombre) dans un endroit sans aucun rayon de soleil direct. Je les sors durant 3 jours à l’ombre, puis la 4 ième journée je les place 2 heures au soleil avant 10h00 ou après 16h00.

J’augmente graduellement le nombre d’heures d’ensoleillement chaque jour. La météo étant ce qu’elle est j’ajuste au besoin. Parfois, s’il fait trop froid ou s’il pleut vraiment fort, je laisse les plants à l’intérieur et je reprends l’acclimatation lorsque c’est possible. C’est tout un exercice qui demande de la présence et de la surveillance. D’où le soulagement lorsque les plants sont enfin en terre…

À suivre ♥

 

25 mai 2018

Avec la belle température que nous avons, les plants de gingembre passent la journée à l’extérieur. Je les rentre à l’intérieur le soir. Ils poussent bien. J’ai donc débuté la fertilisation. J’utilise pour ce faire un supplément sous forme liquide que j’ajoute à l’eau d’arrosage. Il est composé principalement de luzerne, minéraux, oligo-éléments et d’extrait d’algues et se nomme BioThrive® Grow de General Organics®.

J’ai également ajouté du terreau (le même qu’au début) jusqu’en haut des pots. Les rhizomes de gingembre poussant vers le haut, j’avais laissé de la place pour cette étape au début de la mise en terre des rhizomes.

À suivre en juin pour la transplantation au jardin… Youpi dou !

19 juin 2018

J’ai débuté la transplantation au jardin des plants de gingembre. La semaine passée, il y avait encore des nuits à 7°C, j’ai donc dû attendre pour les transplanter malgré la magnifique température durant le jour. Le best serait une température d’au moins 14°C la nuit, mais avec les changements climatiques…

La façon que je procède est la suivante :

– J’arrose le terreau du plant de gingembre (encore dans son pot) avec du BioThrive® qui est dilué avec l’eau dans mon gros arrosoir.

– Je désherbe, ameublis la terre profondément et de façon plus large que le diamètre de mon pot avec un petit outil aux bords arrondis et mes mains (pour ne pas faire bobos aux vers de terre) et creuse un trou assez profond.

– J’arrose le fond du trou avec le même mélange qu’au début.

– J’enlève le plant délicatement du pot et le dépose doucement dans le trou, je replace la terre tout autour.

– J’arrose à nouveau.

– J’ajoute finalement un paillis de végétaux tout autour. Il est composé des herbes que je trouve dans mon jardin ou dans les environs.

Voilà. Je vais continuer la transplantation car j’en ai vraiment beaucoup cette année en plus des trois incroyables rhizomes de l’an passé ! Cliquer ici si vous n’avez pas lu cet article.

Julie

12 juillet 2018

Bonjour,

Avec ce beau temps ensoleillé avec presque pas de pluie et ces canicules… j’arrose ! Oui, les plants de gingembre aiment bien et je renouvelle le paillis au besoin afin d’aider à garder l’humidité et limiter les arrosages. Durant l’été, j’ajoute aussi à plusieurs occasions du BioThrive® Grow ou du compost maison autour des plants. Celui-ci est fait, entre autres, avec des feuilles d’érable ramassées à l’automne, certaines parties non comestibles des fruits et légumes bio, le reste de mon terreau de pousses de pois mange-tout (cliquer ici pour voir cet article ), des feuilles des champs autour de mes jardins et des feuilles moins belles d’ortie. J’adore faire du compost… ♥ 

Suite en septembre pour la récolte ou avant…

Julie

Juliebriere.com

20 septembre 2018

 

J’ai récolté les bébés gingembre ce matin, avant la pluie et les nuits froides. Une expérience toujours aussi extraordinaire, après ma troisième année de culture, de déterrer et sentir ces rhizomes.

Je vais les faire sécher à l’intérieur un peu pour faciliter l’enlèvement de la terre avec un chiffon sec. Puis, je vais en garder quelques-uns au réfrigérateur et tous les autres vont dans des sacs hermétiques au congélateur. Je ne fais que couper la tige et les séparer en petits morceaux.

Pour les utiliser par la suite, je n’ai qu’à frotter un peu avec les doigts et la peau s’enlève toute seule. Je râpe ou coupe ce dont j’ai besoin et je remets immédiatement au congélateur s’il en reste.

Le bonheur d’avoir du bon gingembre bio de mon jardin pour me réchauffer et me faire des potages santé avec l’automne qui vient.

Julie

Juliebriere.com

 

 

 

Un de mes aliments chouchous au jardin, le haricot ‘Iroquois’ ou ‘Kahnawake Mohawk’

Voici des haricots ‘Iroquois’ ou ‘Kahnawake Mohawk’ de mon jardin que j’aime cultiver. Je cueille les gousses lorsqu’elles sont vertes et jeunes, avec de petits haricots à l’intérieur (car le goût change vraiment dès qu’elles grossissent) pour les cuire entières à la vapeur 30 minutes (15 minutes lorsqu’elles sont plus petites). J’aime le goût et les savoure donc telles quelles en accompagnement. 

J’ai acheté mes premières semences à la Société des plantes (située au Québec). Puis, chaque année, je laisse des gousses sur les plants afin que les haricots mûrissent et je récolte ces derniers lorsque les gousses sont sèches à l’automne. Je les resème l’année suivante.

Avant que je commence à n’en cultiver, j’ai remarqué plusieurs gousses qui avaient été laissées sur les plants à côté de mes jardins. Au mois de mars, j’ai vérifié à l’intérieur d’une gousse et les haricots étaient encore beaux. J’ai donc par curiosité, semé ces haricots et ils ont donné une belle récolte. Même au sol, sur le gazon, il y a eut plusieurs plants qui ont poussé ! Ils sont très prolifiques (c’est un haricot à rame grimpant et vigoureux) et donnent longtemps sur la saison, je ne sème par conséquent que quelques haricots et c’est amplement suffisant. En ce moment, ils  poussent encore dans la serre et au jardin… Une belle découverte. Voir la suite de cet article intitulé : Une autre révélation avec le haricot Kahnawake-Mohawk

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Julie

juliebriere.com

 

 

 

Mon histoire d’amour avec la cerise de terre

Dernièrement, j’ai retrouvé cet article, écrit il y a plusieurs années de cela.  Et puisque nous sommes en plein dans la saison des cerises de terre et que cela m’a fait sourire de le relire, le voici.

 

La cerise sur le « sundae »

Après de longues années à rêver d’avoir mon jardin à la campagne, à l’imaginer, le planifier, à lire des livres et des revues sur le sujet, j’ai finalement pu expérimenter sur un petit lopin de terre.  Le bonheur.

De tout ce qui pousse dans mon jardin, la cerise de terre est mon incontournable.  Je vous raconte.  La première fois que j’ai goûté à ce petit fruit fraîchement récolté du jardin, j’ai eu un genre de coup de foudre, du style : « je t’aime, je voudrais que tu viennes habiter chez nous ! ».  Quand j’ai su qu’elle était d’accord puisqu’elle se plaisait bien dans notre climat, ce fût la joie.  J’ai acheté des semences et les ai semées à l’intérieur de ma maison.  Ce fût assez long avant qu’elles ne germent et qu’elles se montrent le bout du nez et aussi que les plants grandissent.

Mon impatience et ma gourmandise m’ont aussi fait acheter en début juin plusieurs plants que j’ai transplantés au jardin.  Ne sachant pas trop comment chaque plant allait produire, je suis retournée en chercher d’autres afin d’être sûr de pouvoir en jouir suffisamment.  Après plusieurs mois d’attente, et quelques essais de cerises de terre pas encore assez mûres (verdâtres), il y eut de nouveau une rencontre entre cette âme-sœur, d’un beau jaune doré, et mes papilles.  Subtiles, sucrées, les cerises de terre me font tripper !  En plus, on doit les déballer, comme un cadeau…  En effet, elles sont blotties au fond d’une petite enveloppe, avec texture de papier.  C’est mignon. C’est telle quelle, crue, sans rien d’autre que j’aime les manger.

Le merveilleux aussi, c’est que les plants refont des fleurs et des petits fruits sur une longue période, soit durant les mois d’août et septembre.  J’adore aller au jardin et regarder pour trouver de nouvelles cerises de terre prêtes à être dégustées.  Je fouille entre les tiges et les feuilles vers le sol, puisque comme leurs noms l’indiquent, c’est sur la terre que l’on trouve les plus mûres, bien jaunes.  Le comble du bonheur dans tout cela, c’est que les physalis (l’autre nom pour les cerises de terre) se sont définitivement installées chez nous. Cette année, après de long mois à guetter leur retour, et même en ayant fait un petit deuil puisqu’à la fin mai je ne voyais toujours rien, elles sont réapparues !  Et un peu partout à part de cela.  Compréhensible puisque j’avais en effet déplacé la terre en réorientant mes buttes.  Il y avait dans mon jardin des dizaines de petits plants.  Je les reconnais si facilement avec leurs petites feuilles spéciales qui ressemblent un peu à celles des poinsettias.  Et même s’ils avaient poussés entre mes plants de céleris ou à côté de mes tomates ou même dans l’allée du jardin, je les ai tous gardés!  Précieux comme de l’or, j’en savoure encore les délices.  Je suis du genre « nature sauvage »  alors tout ce qui repousse tout seul me fascine.  Et en matière de naturalisation, la cerise de terre est championne.  De plus, chaque petite boule jaune contient une grande quantité de graines qui demeureraient viables dans le sol (selon ce que j’ai lu) pour près de dix ans… Alors voilà, les cerises de terre et moi, c’est pour la vie !  

Julie

Juliebriere.com

Ma façon de conserver les tomates mûres du jardin

Bonjour,

Il fait chaud, il fait beau et il y a plein de tomates mûres au jardin. Youpi !

C’est donc en plein le temps pour moi de les conserver pour l’année qui vient. J’utilise encore aujourd’hui, la technique ultra simple de congélation que m’a montrée mon amoureux, il y a quelques années de cela. Elle est pratique et rapide.

Tout d’abord, je commence par cueillir les tomates les plus mûres possible. Sinon, je les laisse mûrir quelques jours sur le comptoir de la cuisine. Puis, je les lave en les rinçant et en les frottant légèrement sous l’eau.

J’écris ensuite la date du jour avec l’année sur les sacs de plastique que je vais utiliser.

Pour les petites tomates, je les congèle directement en les plaçant dans un sac de plastique hermétique.

Tomates Principe Borghese de mon jardin

Pour les plus grosses tomates, à l’aide d’un petit couteau très pointu et bien coupant, je fais une incision d’environ 1 pouce de profondeur (selon la grosseur de la tomate, la partie dure et blanchâtre à l’intérieur va plus ou moins profondément) et je fais le tour du bout vert.

Je place finalement les tomates, ouverture vers le haut, dans un sac de plastique hermétique en prenant soin d’enlever le maximum d’air avant de sceller et de les ranger pour une longue conservation dans le congélateur horizontal.

J’ai alors le bonheur, en plein hiver, de sortir du sac mes tomates de jardin et d’utiliser cette précieuse ressource pour faire, par exemple, des soupes et ma sauce tomate maison. Merveilleux !

Voici la photo d’une tomate de mon jardin que j’ai mangée hier soir, telle quelle, comme une pomme, tellement elle était délicieuse…

Une originale et délicieuse tomate de mon jardin

 

Bonne fin d’été,

Julie

juliebriere.com

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